
Transcommunication audio réalisée le 21 août 2018.
Cette séance de 3 minutes et 41 secondes marque pour moi un moment très particulier : la première expérience au cours de laquelle j'ai eu le sentiment d'obtenir une réponse de ma mère, partie sur « l'autre rive » le 14 février 2017.
Ce site est né d'un événement profondément personnel. Après le départ de ma mère en février 2017, j'ai ressenti un besoin impérieux de tenter d'établir un contact. C'est dans ce contexte qu'est née cette première expérience de transcommunication instrumentale. Il ne s'agissait pas, à ce moment-là, de mener une expérience scientifique ni de démontrer quoi que ce soit. Ma démarche était avant tout intime : essayer d'établir un contact et voir si quelque chose d'inhabituel pouvait apparaître dans un enregistrement.
Cette première tentative allait finalement jouer un rôle déterminant dans la suite de mon parcours. C'est à partir de cette expérience que j'ai poursuivi mes essais en TCI et que s'est progressivement développée l'idée de ce qui allait devenir Voix d'Ailleurs.
Une première expérience de transcommunication instrumentale
La séance a été réalisée le 21 août 2018 et a duré exactement 3 minutes et 41 secondes. Pour produire le bruit blanc utilisé comme support sonore, je me suis servi d'un vieux transistor datant des années 1950. Le poste était réglé sur la bande SW, c'est-à-dire les ondes courtes, à un endroit où aucune station radio identifiable n'était reçue.
Le souffle ainsi obtenu constituait le fond sonore de l'expérience. Dans certaines pratiques de transcommunication instrumentale, ce type de bruit continu est utilisé comme support d'écoute. L'idée n'est pas de considérer le bruit blanc comme une preuve en lui-même, mais d'observer si, lors de l'enregistrement puis de la réécoute, des sons ou des fragments de voix semblent se détacher du signal de départ.
Pour cette séance, j'ai utilisé un dispositif assez simple. Depuis mon téléphone, j'ai lancé un appel vers le compte Skype de ma mère, qui était resté actif sur un ordinateur situé dans une autre pièce. L'intégralité de la séquence a ensuite été enregistrée avec le logiciel WavePad.
La question qui a changé ma perception de la séance
Au cours de l'expérience, j'ai posé une question très précise : je lui ai demandé si elle était présente. C'est en lien avec cette question que j'ai perçu une réponse dans l'enregistrement. C'est ce moment particulier qui m'a conduit à considérer cette séance comme mon premier contact en TCI avec ma mère.
Je préfère employer ici les mots « j'ai perçu » et « j'ai eu le sentiment d'entendre », car l'interprétation d'un enregistrement de transcommunication audio reste nécessairement subjective. Une personne peut entendre une phrase là où une autre ne distinguera qu'un bruit, un souffle ou une forme sonore ambiguë. Pour moi, dans le contexte très personnel de cette séance, la réponse entendue a néanmoins eu une importance considérable.
Je n'ai appliqué aucun traitement destiné à nettoyer, amplifier ou transformer l'enregistrement. Il n'y a eu ni réduction du bruit, ni filtrage, ni amélioration artificielle du signal. La seule manipulation effectuée a été l'inversion d'une séquence audio, afin d'écouter cette partie dans l'autre sens. Le fichier présenté repose donc essentiellement sur l'enregistrement brut de cette courte expérience.
Bruit blanc, écoute et interprétation en TCI
La transcommunication instrumentale, souvent abrégée TCI, regroupe différentes pratiques consistant à enregistrer des sons dans l'espoir d'y identifier des voix ou des messages qui n'étaient pas clairement audibles au moment de la prise de son. Certaines personnes utilisent le silence ambiant, d'autres un bruit blanc, un poste radio, différents appareils électroniques ou encore des enregistrements numériques.
Dans mon cas, le vieux transistor sur ondes courtes avait simplement pour fonction de fournir un fond sonore continu. Il est important de préciser qu'une voix perçue dans ce type d'enregistrement peut recevoir plusieurs interprétations. Elle peut être considérée par certains comme une manifestation inexpliquée ; elle peut aussi être attribuée à des interférences, à des sons accidentels ou au phénomène de paréidolie auditive, qui nous conduit parfois à reconnaître des mots dans des sons ambigus.
Cette distinction est essentielle. Raconter cette première expérience de transcommunication instrumentale ne signifie pas prétendre apporter une preuve universelle. Il s'agit de partager ce que j'ai enregistré, la manière dont l'expérience s'est déroulée et surtout ce qu'elle a représenté dans mon parcours personnel.
Le point de départ de Voix d'Ailleurs
Avec le recul, cette séance du 21 août 2018 représente bien davantage qu'un simple fichier audio de quelques minutes. Elle constitue le véritable point de départ de mon parcours autour de la TCI. La réponse que j'ai cru percevoir à la question adressée à ma mère a été suffisamment marquante pour me pousser à poursuivre mes expériences.
C'est également cette démarche qui a participé à la naissance de Voix d'Ailleurs, avec l'envie de conserver une trace de ces expériences et de les partager avec celles et ceux qui s'intéressent à la transcommunication instrumentale, aux voix électroniques et aux interrogations entourant l'hypothèse d'une communication avec des personnes décédées.
Cette première séance reste donc particulière. Non pas parce qu'elle permettrait à elle seule de trancher une question aussi complexe, mais parce qu'elle a donné une direction nouvelle à une démarche née d'un deuil et d'une interrogation profondément humaine : peut-il rester quelque chose à entendre lorsque quelqu'un que nous aimons n'est plus physiquement présent ?
La vidéo de la séance du 21 août 2018
La vidéo ci-dessous présente cette expérience de transcommunication audio et revient sur le procédé utilisé. Elle permet d'écouter la séquence dans son contexte et de se faire sa propre opinion sur ce qui peut être entendu.
TCI Skype du 21 août 2018